Accès professionnel réservé

Code oublié ?

Moisson 2018

Publiée le Friday 19 October 2018

  • Portée géographique :

Une qualité au rendez-vous malgré des rendements à la baisse.

Les rendements en blé tendre ont été affectés en fin de cycle à la fois par la pluie et la sécheresse. Les précipitations, intervenues en fin de floraison, ont saturé les sols et favorisé l’anoxie racinaire des cultures. Les grains ont été moins nombreux et leur PMG (poids de mille grains) plus faible. Les terres profondes ont été les plus affectées par ce phénomène. La chaleur des derniers jours de juin et début juillet a aussi tiré vers le bas les rendements en
raison d’un dessèchement des plantes sur pied, notamment dans les parcelles à faible réserve utile. En dépit d’une quantité à la baisse, la récolte reste heureusement marquée par une qualité particulièrement bonne. Concernant les colzas, de nombreuses petites biomasses ont été observées lors de la floraison. Celle-ci a commencé tardivement dans un contexte de relative sécheresse et de colzas très courts. Les rendements sont très hétérogènes selon les parcelles. Les quantités varient de 20 à 40 q/ha, voire plus de 45 q/ha pour certaines. Des récoltes trop précipitées, humidité basse mais maturité physiologique insuffisante, ont pu occasionner des pertes estimées entre 5 et 10 q/ha. L’orge d’hiver a connu une fin de cycle aléatoire. Les cumuls de pluie de fin mai à mi-juin ont été importants sur la région avec des précipitations avoisinant les 250-300 mm. A partir de la mi-juin, les fortes chaleurs ont accéléré la maturité à l’excès dans les parcelles à faible potentiel argilo-calcaire, sols sableux engendrant une récolte précoce. Les rendements observés sont moyens (10 à 15 % inférieurs à la moyenne) et assez aléatoires : de 60 à 90 q/ha mais avec une qualité suffisante pour le marché brassicole.