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Morgane et Guillaume Brierre

Agriculteur à Soisy-sur-Ecole (91), portrait et témoignage.

Ce portrait a été réalisé en juillet 2017. Les informations sont susceptibles d'avoir évolué.

Présentation de l'entreprise

  • Situation de l’entreprise ? ? L’exploitation se situe à Soisy-sur-Ecole, commune proche de Milly-la-Forêt, dans le sud de l’Essonne, au cœur du Parc du Gâtinais. C’est une EARL avec 2 co-gérants : Mon mari Guillaume Brierre et moi-même (Morgane Brierre). Nous venons de créer une entreprise de travaux agricoles qui propose des travaux d’épandage, de l’arrachage de betteraves, du semis etc…
  • Superficie ? Nous exploitons 195 Ha.
  • Nombre de salariés ? Nous avons un salarié à temps plein qui travaille sur l’EARL et sur l’ETA.
  • Saisonniers : Le développement de l’ETA nous incite à employer des saisonniers si les travaux l’exigent.
  • Qui fait quoi ? Guillaume s’occupe des travaux agricoles de l’exploitation et de l’ETA. En véritable passionné de mécanique agricole, il réalise la maintenance et les achats du parc matériel des deux sociétés. Je m’occupe pour ma part de la gestion administrative et de la comptabilité de l’EARL, de l’ETA et du groupement d’employeurs auquel l’EARL et l’ETA adhèrent. Je participe également activement au désherbage manuel des plantes aromatiques. Et je me suis engagée récemment dans une diversification apiculture.

Historique

Etes-vous fils/fille d’agriculteur ? Depuis quand êtes-vous installé ? Guillaume a repris la ferme familiale depuis le 01 janvier 2008, après un BTS technologie végétale. Personnellement, je ne suis pas issue du monde agricole. J’ai un diplôme d’infirmière et d’auxiliaire de puériculture. C’est en me mariant avec Guillaume, que je découvre ce métier qui devient finalement une passion, aboutissant à une installation le 01 décembre 2014.

Activités & Productions

  • Quelles productions proposez-vous ?
    Nous exploitons 175Ha en grandes cultures (orge de printemps, blé, colza, betteraves) et 25Ha en plantes aromatiques (menthe douce, menthe poivrée et estragon) pour l’entreprise Darégal.
  • Quelle est la plus importante ?
    En volume, le blé est notre culture prédominante. En ce qui concerne le temps de travail, les plantes aromatiques supplantent toutes les autres !
  • Quelles sont vos spécialités ?
    Notre spécificité est la culture des plantes aromatiques (depuis 20 ans dans l’entreprise). Nous avons cultivés par le passé de la valériane, de la mélisse, du persil et actuellement de la menthe poivrée, de la menthe douce et de l’estragon.
  • Y-a-t-il des rotations ?
    Les rotations sont classiques : -betteraves, blé, orge. -Colza, blé, blé. Les rotations comprenant les plantes aromatiques sont particulières et liées à la demande.


Diversification : Miel

  • Comment a débuté votre projet ?
  • Guillaume, étant administrateur du cercle des agriculteurs de Milly-la-Forêt, a proposé une formation sur le thème des abeilles, sujet méconnu dans un contexte pourtant très polémique avec le projet d’interdiction des néonicotinoïdes. Cette formation sur deux jours, très complète a immédiatement suscité mon intérêt, me poussant à m’engager dans la formation sur un an, dispensée par le Syndicat du Val d’Essonne. Deux mois plus tard, l’entreprise adopte deux colonies d’abeilles et presque aussitôt réalise sa première récolte.


    Je suis arrivée sans formation agricole, dans l’exploitation familiale à l’organisation bien rodée. J’ai donc trouvé dans l’apiculture, une façon d’appréhender l’agriculture. En effet, l’abeille est intimement liée à son environnement végétal. C’est donc toute la beauté et la diversité du cadre dans lequel nous vivons qui s’ouvre à moi, m’initiant aux plantes nectarifères et me poussant à m’interroger sur la meilleure façon de faire cohabiter le désherbage des champs et la préservation d’une flore locale et diverse. Un projet de protection de la biodiversité ayant déjà été mené (avec le soutien d’UNILEVER) à la mare de la ferme, j’essaie de maintenir ce qui a été mis en place. C’est un projet qui m’a permis de faire de belles rencontres et de m’épanouir dans mon rôle d’agricultrice. Il y a de nombreux sujets à étudier en ce qui concerne l’intrication apiculture/agriculture comme les couverts ou plantations nectarifères, la problématique des colzas hybrides que les abeilles bouderaient etc…


    L’apiculture marie la biologie animale, la botanique, la gestion des colonies, la production de produits naturels (le miel, la propolis, la cire, le pollen, la gelée royale) utilisés pour leurs vertus gustatives et médicinales … Lorsque l’on pousse les recherches, l’abeille a aussi inspiré les artistes, les philosophes, les écrivains ! C’est une activité complexe, pour laquelle je me fais guider par des amis apiculteurs/agriculteurs et par mes formateurs. L’apiculture est un véritable métier qui requiert un savoir-faire, et bien que l’entreprise vende le miel récolté, je pratique l’apiculture en amateur, par pur plaisir et avec la soif d’apprendre. Et comme la plupart de nos projets, chaque membre de la famille s’y intéresse et participe : c’est ainsi que Guillaume construit des ruches, des cadres et des ruchettes et les enfants aident à la mise en pot.

    Qui sont vos acheteurs ?
    La première récolte (du miel d’acacia) s’est écoulée très rapidement auprès de nos amis, de notre famille et des villageois.

    Accompagnement de la Chambre d’Agriculture :

  • Comment la Chambre vous accompagne-t-elle ?
  • Nous rencontrons régulièrement les conseillers techniques du cercle des agriculteurs, nous participons à la plupart des formations. Nous nous faisons aider ponctuellement par les conseillers juridiques et de gestion. Etant sensibles aux différentes contraintes qui impactent les agriculteurs, et mêlant le goût de l’expérimentation et l’amour du machinisme agricole, nous sommes très intéressés par le groupe dephy que nous aimerions intégrer.

    Projets, perspectives et humeur

    Êtes-vous impliqué dans un projet privé ou professionnel ?

    Récemment, nous nous sommes rapprochés de l’association ADéPAM pour cultiver des plantes à parfum pour production d’huiles essentielles. La perspective de pouvoir allier véritablement cultures et apiculture en proposant aux abeilles des champs de fleurs est exaltante ! Nous avons aussi développé une activité de vente d’éléctricité photovoltaïque pour exploiter les surfaces de toiture importante de l’exploitation.


    Informations

    • Morgane et Guillaume Brierre
    • La Ferme de Fremigny - Soisy-sur-Ecole - 91840

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