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Pascale FERRY

Agricultrice à Haravilliers (95), portrait et témoignage.

Ce portrait a été réalisé en juillet 2014. Les informations sont susceptibles d'avoir évolué. Consulter la fiche « producteur » dans notre catalogue.

Présentation de l’entreprise

  • Situation de l’entreprise ? EARL Ferme d'Haravilliers (2 associés : moi chef d'exploitation et mon père), 2 rue du colombier Haravilliers 95640, PNR du Vexin Français.
  • Superficie : 230 hectares.
  • Nombre de salariés : 1 salarié.
  • Saisonniers : Non.
  • Qui fait quoi :
    • Pascale FERRY : vacher de remplacement soit 1/3 de l'année, toute la paperasse, portage des projets, appoint sur les travaux de plaine demandant du renfort (binette et récoltes), accueil des groupes.
    • Alain FERRY (mon père) : tous les jours alimentation et paillage des animaux, expert en mécanique, fauche et fanage, épandage des fumiers, renfort pour travaux de récolte.
    • Frédéric : notre vacher à temps plein.

Historique

Êtes-vous fille d’agriculteur ? Oui.

Depuis quand êtes-vous installés ? Novembre 2003.

Comment a débuté votre projet ? J’ai fini mes études d'ingénieur Agronome à AgroParisTech en 1998, spécialité Développement agricole. Je suis partie ensuite en Coopération 15 mois au Tchad au cours desquels j’ai rencontré mon compagnon. À mon retour en août 2000, annonce du cancer du pancréas de ma maman; je deviens donc salariée sur la ferme pour la remplacer. Mon installation prématurée sur l'exploitation est suite à son décès en juillet 2002.


Activités & Productions

  • Quelles productions proposez-vous ? Ferme de polyculture (blé 90 ha, betteraves sucrières 40 ha, maïs 50 ha ensilage surtout et grain, luzerne 10 ha et prairies 25 ha), la plupart des travaux de plaine sont confiés à des prestataires extérieurs, et élevage de vaches laitières (un peu moins de 100 en production) en traite robotisée depuis février 2013.
    Vente de lait cru via un distributeur automatique situé devant la ferme (les volumes écoulés restent minimes avec 160 litres par semaine) depuis avril 2013. Accueil de groupes (scolaires majoritairement) et organisation de 2 journées portes ouvertes par an. Hébergement d'une écurie gérée par une cavalière indépendante de notre structure (mise à disposition d'installations : boxes, paddocks, carrière, manège et prés).
  • Quelle est la plus importante ? En temps de travail, l'activité laitière incontestablement.
  • Quelles sont vos spécialités ? La production laitière, qui devient une originalité dans le département puisque nous n'y sommes plus que 5 producteurs de lait.
  • Y a-t-il des rotations ? Elles sont simples : au blé succèdent les cultures de printemps (maïs et betteraves), puis retour du blé.
  • Quantité ? Je vous renvoie aux surfaces ci-dessus (productions), et en lait notre référence s'approche d'1 million de litres de lait par an que nous ne réalisons pas pour l'instant.
  • Diversification : Deux projets. L’un de méthanisation à la ferme en cours de montage et instruction de dossiers, et l’autre de transformation laitière à la ferme (faisselles, yaourts, tomme) en phase d'étude.

Commercialisation

Qui sont vos acheteurs ? Laiterie (Lactalis à Clermont 60), coopérative Cap Seine, Sucrerie Saint-Louis, particuliers pour le lait cru vendu en direct.

Projets, perspectives et humeur

Humeur : Je déplore, comme la plupart de mes collègues, les orientations politiques prises pour le secteur agricole : elles ne font qu'accroitre nos contraintes administratives, et assombrir nos perspectives de développement économique. En effet, la convergence du montant des DPU s'annonce encore plus catastrophique en polyculture-élevage laitier qu'en polyculture seule, puisque nos DPU avaient été majorés par l'incorporation de l'aide laitière. La réforme de la PAC visait parait-il à redistribuer les aides vers l'élevage, mais en ce qui me concerne, c'est pourtant le contraire qui va se produire : comment est-il possible que cette réforme aboutisse à un résultat totalement contraire aux objectifs annoncés ?
En tant que chef d'entreprise qui aime son métier, je portais jusqu'à l'an dernier avec une certaine sérénité, les projets de développement de mon exploitation. Mon bel enthousiasme s'est fissuré, j'avoue aujourd'hui ma peur d'investir avec des règles du jeu qui évoluent constamment vers le pire. Face à un avenir aussi incertain je me demande parfois si, avec un diplôme d'ingénieur agronome, je ne me suis pas trompée de métier...

Êtes-vous impliqué dans un projet privé ou professionnel ? Passons à des choses plus légères; outre les projets professionnels (méthanisation et transformation laitière) je me suis à titre privé lancée depuis un an et demi dans un projet musical avec mon compagnon. J'ai donc appris à jouer de la guitare basse, lui compose, joue de la guitare et chante. Avec un troisième larron, nous formons le groupe PASTOBAL qui sort son premier CD de 4 titres le 15 juin et sera en concert le 5 septembre prochain au Batofar à Paris. Pour ceux qui souhaitent écouter nos compositions et en savoir davantage, RDV sur nos pages Internet ci-dessous.

Informations

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