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Chantal, Dominique et Vincent FILLOT

Agriculteurs Jeufosse (78), portrait et tmoignage.

Ce portrait a t ralis en mars 2011. Les informations sont susceptibles d'avoir volu.
Fiche ancien modle.


Proches de Paris, loin de tout

Aux confins des Yvelines, cinq kilomtres de la frontire normande et du jardin de Giverny, la famille FILLOT exploite 220 hectares de terres. Disperses sur les dpartements des Yvelines, de lEure-et-Loir et de lEure, celles-ci permettent la fois de produire du bl, du colza et de nourrir un troupeau denviron 70 vaches laitires, de race Prim Holstein.

Lenvironnement de la ferme, avec la proximit de la valle de la Seine, se dmarque de limage quon a communment de lagriculture francilienne. Proches de Paris, loin de tout , comme le rsume Vincent FILLOT.

Une exploitation agricole familiale

Le GAEC* des Coutumes rassemble trois associs : Vincent FILLOT et ses deux parents. Vincent soccupe de llevage, avec Chantal, sa mre, et il gre la majeure partie du travail administratif. Son pre, Dominique, ralise lensemble du suivi parcellaire des cultures (engrais, produits phytosanitaires, etc.). Chantal fait la comptabilit. Des stagiaires viennent se greffer sur lexploitation tout au long de lanne et un apprenti est prsent pour la moiti de son temps sur lensemble de lexploitation.

Vincent reprsente la quatrime gnration dagriculteurs de la famille. Il met profit son installation, en 2002, pour recevoir un volume de quota laitier supplmentaire. Cela permet au GAEC de disposer dun quota total denviron 500.000 L de lait en 2010.

*GAEC : groupement agricole dexploitation en commun.

La qualit, un atout majeur pour prserver lactivit

Produire du lait pour une commercialisation en laiterie en Ile-de-France Ouest, o subsistent environ vingt producteurs, constitue une vritable gageure. Les quotas vont disparatre en 2015 au niveau europen, les laiteries sloignent et le prix du lait, mme sil a connu une petite embellie en 2010, natteint toujours pas un niveau satisfaisant. Vincent FILLOT, jeune agriculteur, ne baisse pas les bras pour autant, loin de l. Il mise notamment sur la qualit de son lait pour valoriser son activit.

Cela se traduit par exemple par le niveau des cellules prsentes dans le lait. Les cellules sont des leucocytes envoys vers la mamelle en cas dinfection. Au GAEC des Coutumes, elles ont t en moyenne de 170.000 en 2010, alors que le niveau moyen pour lIle-de-France est de 430.000. Le taux de protines du lait (TP) a t de 33 et le taux de matires grasses (TB) de 41-42.

Obtenir un lait de bonne qualit est profitable en termes de prix (prime de 30 40 /t en 2010 pour lexploitation) et de scurisation de la relation avec la cooprative sur le moyen terme. Il sagit donc de la sant conomique de la structure.

Un tel rsultat sexplique entre autres par lutilisation dune ration complte, compose de mas ensilage issu des 40 ha plants sur lexploitation, de pulpe de betteraves surpresse, de paille, de foin et dun correcteur azot. Le troupeau mobilise aussi 20 ha de prairies permanentes, qui fournissent deux fauches de foin par an. Par contre les FILLOT nutilisent pas de concentrs de production pour nourrir leur troupeau.

Les vlages sont rpartis sur toute lanne, mais le pic de production laitire se situe entre juin et aot. Les veaux mles sont systmatiquement vendus 10 jours. Aujourdhui la traite occupe 2 fois deux heures par jour. En plus, trois heures sont consacres au paillage, lalimentation, lentretien du troupeau.

Lexploitation sest vu attribuer 136.000 L de quota supplmentaire pour 2011. La deuxime stabulation, oprationnelle depuis 2006, accueillera 25 vaches supplmentaires pour remplir le nouveau quota. Le lait est livr la CLHN (Cooprative Laitire de Haute-Normandie, base proximit de Rouen), qui regroupe environ 300 producteurs. Un prix du lait plus lev, aux alentours de 350 /t permettrait, une fois les btiments amortis, linvestissement dans une nouvelle salle de traite.

Le bl et le colza, qui sont cultivs respectivement sur 110 ha et 45 ha, ont un effet tampon au niveau du rsultat conomique de lexploitation. Ils sont vendus deux coopratives, Sevepi et CapSeine, et un ngociant.

Lavenir, rempli de projets malgr les incertitudes

Les quotas laitiers vont disparatre, la contractualisation entre producteurs et coopratives est progressivement formalise par la loi. Au niveau de la CLHN, pour lavenir, on parle dun nouveau systme de quotas, plusieurs niveaux, avec des prix diffrencis, comme pour les betteraves sucrires. On parle aussi de contrats passs entre leveurs et craliers, pour permettre aux leveurs de ne pas trop souffrir des variations de prix des matires premires agricoles. De nombreuses incertitudes subsistent, de nombreux points doivent encore tre prciss au niveau national. Vincent FILLOT est mme den parler car il est justement linterface entre craliers et leveurs. Selon lui, un prix moyen des aliments du btail est ncessaire mais les craliers ont peu de prise sur les cours mondiaux des crales. Il juge indispensable, en complment, quune part de la marge des distributeurs revienne aux producteurs.

Aujourdhui, au niveau du GAEC des Coutumes, lobjectif est datteindre le nouveau quota. Vincent est aussi attentif au projet de la Maison rgionale de lElevage de dvelopper les distributeurs de lait cru. Il pense enfin transformer sur place une partie de son bl en pain et dvelopper les moyens de stockage de crales de lexploitation.

Informations

Si vous passez dans les environs et que lenvie vous prend de dcouvrir une ferme laitire, nhsitez pas frapper la porte de Vincent FILLOT. Sil en a le temps, il se fera un plaisir de vous expliquer la production du lait !

GAEC des Coutumes

2 rue des Grandes Bruyres
78270 Jeufosse

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1 commentaire - Laisser un commentaire

Carabin Flora09 octobre 2013, à 14:40

Bonjour, j'aimerai savoir comment joindre les exploitants. Je suis acutellement en BTS ACSE premire anne et je cherche un stage en vache laitire assez apidement. Si vous pouviez me renvoyer un message a l'adresse suivante : carabin.flora@gmail.fr Merci !

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