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Alain MERLIN

Agriculteur à Herblay (95), portrait et témoignage.

Ce portrait a été réalisé en avril 2007. Les informations sont susceptibles d'avoir évolué. Consulter la fiche « producteur » dans notre catalogue.
Fiche ancien modèle.


Présentation de l'exploitation


Le Jardin Enchanté se trouve sur la commune d’Herblay, dans le Val d’Oise, en bordure de Conflans Saint Honorine (78) à 35 km au nord-ouest de Paris.

Josiane et Alain Merlin y vendent, avec leur équipe, les plantes produites sur place.


Historique ou « Histoire d'une réussite entrepreneuriale et écologique »

Passionné de Nature et de plantes, Alain Merlin entreprend des études d’horticulture au lycée horticole de Saint-Germain-en-Laye. En 1983, son diplôme en poche, il s’installe sur l’entreprise de ses beaux-parents horticulteurs dans le centre d’Herblay avec sa femme, elle aussi diplômée du lycée horticole.

Deux ans plus tard, Josiane et Alain achètent un terrain de 5 000 m² sur lequel est aujourd'hui implantée l’entreprise et dont la superficie va tripler en 20 ans.

En 1985, ils installent tout d’abord sur ce terrain une serre de vente et de production de 800 m². A cette époque, l’entreprise est très diversifiée : des tunnels froids sont mis en place pour la production de fleurs coupées ou de plantes à massif (entre autres).

Par la suite, la serre de 800 m² est transformée en magasin. Les tunnels froids sont, quant à eux, remplacés par une serre de culture chauffée de 2000 m².

Se répartissant au départ le travail entre eux, ils emploient désormais 15 salariés. Alain s’occupe de la production avec l'aide d'une collaboratrice tandis que Josiane, sa femme, gère le magasin et son équipe de 14 personnes. « Tout repose sur le travail en équipe et la bonne répartition des tâches : c’est une condition essentielle à la bonne marche de l’entreprise ! Sans eux, rien ne serait possible ! » précise l’exploitant.


Stratégie numéro 1 de l'éco-jardinerie : penser vert sur le long terme

A chaque étape de l’évolution de l’entreprise, Alain Merlin pose des jalons « verts ».

Les aménagements qu’il réalise lui permettent de limiter tout de suite les impacts de son activité sur l’environnement ou sont une étape vers une entreprise de plus en plus éco-responsable.

Ainsi, dès la construction de la première serre, une cuve de récupération des eaux de pluie est mise en place; et lorsqu’il est décidé de bitumer le parking des clients, l’aménagement est conçu de façon à permettre une récupération future des eaux de ruissellement.


Portrait robot d'une entreprise verte à chaque étape de production




Eau : le Jardin Enchanté, établissement pilote auprès de l'Agence de l'Eau

La récupération des eaux de pluie

Trois cuves de récupération existent sous les bâtiments pour permettre la collecte des eaux de pluie qui sont utilisées ensuite pour l’irrigation de la serre de culture.


La sub-irrigation

Les 2 000 m² de serre de production sont occupés par 169 tables à roulettes donc mobiles, sur lesquelles il est possible de placer jusqu’à 1 000 pots de fleurs par table.

L’eau fonctionne en circuit fermé, passant de la cuve de récupération d’eaux de pluie aux tables de production.

Elle est alimentée au passage par de l’engrais. Deux analyses chimiques de sa composition sur son parcours permettent de dispenser cet engrais de façon très précise en fonction du besoin réel des plantes.

Depuis que l’entreprise est passée du goutte à goutte à la sub-irrigation, Alain Merlin a réalisé des économies d’engrais et d’eau de 75% !

Ce système est également un gain de temps et de main d’œuvre et l’horticulteur y gagne en flexibilité.

Cependant, passer à un mode de production écologique ne se fait pas en une seule étape. Alain Merlin a du réapprendre son métier. Il continue d’observer les réactions de ses plantes et recherche constamment des façons d’améliorer sa production.


Les projets

L’étape suivante est de récupérer les eaux de parking. Mais tout est déjà prévu (convergence du ruissellement des eaux en un point précis notamment) « il ne reste plus qu’à » construire la cuve !


Traitements chimiques : diminuer la quantité de...

...pesticides : lutte intégrée - attention lachés d'insectes !

Le principe de la lutte intégrée tient dans son slogan : « parce que la Nature fait bien les choses ». Lorsque l’on pratique la lutte intégrée, on se sert d’insectes auxiliaires, prédateurs ou parasites naturels des ravageurs des cultures.

Crédit photo : BIOBEST


Toutes les deux semaines, en fonction des observations réalisées sur l’état d’avancement des cultures, mais surtout en fonction des foyers de ravageurs repérés et des stades des insectes, les auxiliaires naturels sont lâchés dans la serre. Ils iront se nourrir des larves des nuisibles, ou pondront dedans, et débarrasseront ainsi les plantes de leurs parasites.

Le traitement chimique est désormais rare et très ciblé : dans les cas extrêmes, un seul produit dispersé sur quelques m².




...de nanifiants : lutte raisonnée - attention grand bol d’air

Ces produits ont la propriété de raccourcir les entre-noeuds et de rendre la plante plus trapue. Elle répond ainsi mieux à des critères d’esthétisme voulus par le client.

Les pratiques de la lutte raisonnée offrent une alternative à l’utilisation de ces produits chimiques :
1- Exposer les sujets à l’extérieur, et leur faire subir le vent, le soleil direct, le froid ou le chaud, ralentit leur croissance et les « endurcit ».
2- Espacer les plantes sur les tables de serre diminue la compétitivité pour la luminosité. Les cultures ont moins besoin de se développer en hauteur pour aller chercher la lumière.
3- « Pincer » les plantes rend les végétaux plus trapus. Ce terme horticole signifie que l’on étête la plante en lui enlevant le bourgeon terminal, favorisant ainsi la ramification des entre-nœuds et le développement des branches transversales.


Economie d'énergie : de l'éclairage économique à la chaufferie à bois

L'éclairage économique

Dans la serre froide de vente, les lampes sont équipées de néons à ballaste électronique. Plus chers à l’achat, ils ont cependant une plus longue durée de vie. L’intensité de l’éclairage est défini avec précision en fonction des paramètres de luminosité extérieurs et de la présence ou non de clients. Ainsi, un client se promenant dans le Jardin Enchanté en plein hiver, verra son chemin guidé par l’éclairage progressif du magasin au fur et mesure de son parcours dans la serre.

D’importantes économies sur la facture d’électricité : en construisant cette serre froide, Alain Merlin a plus que doublé sa surface de vente. Or, sa consommation d’électricité n’a augmenté que de 15%... !

Prochaine étape : réaménager la plus ancienne des serres avec un système identique et limiter les pertes d’énergies en améliorant notamment l’isolation grâce à de la fibre de bois, un isolant écologique.


La chaufferie bois

Le cap n’est pas encore franchi pour la construction de la chaufferie à bois de récupération, mais la détermination est là.


Informations

Au Jardin Enchanté : Alain Merlin
357 route de Conflans
95220 Herblay
Tel : 01.39.97.94.43

www.au-jardin-enchante.fr

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1 commentaire - Laisser un commentaire

Oudry04 juin 2012, à 07:50

Je suis rentre dans cette jardinerie il y a peu de temps et j'ai tout de suite senti une autre ambiance malgr que ce soit un lieu de vente. J'y ai eu des conseils judicieux et mme plus car a allait au-del de ma question de dpart. Puis j'au pu faire mon choix avec cet clairage. En lisant l'article a m'a donn envie de retourner pour soutenir cette dmarche et de faire de la pub par bouche oreille. Bonne chance toute l'quipe car sans tout le monde s'est moins jouable et j'espre que les employs en sont remercis.

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