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Frédéric PELTIER et Martine BLIN

Agriculteurs à Chevreuse (78), portrait et témoignage.

Ce portrait a été réalisé en juillet 2007. Les informations sont susceptibles d'avoir évolué.
Fiche ancien modèle.


Présentation de l'exploitation


Habitants de Pecqueuse (91), Frédéric PELTIER et Martine élèvent des vaches allaitantes, également appelées vaches à viande.

Les bâtiments d’exploitation de Frédéric PELTIER se trouvent actuellement à Vaugrigneuse (91) mais dès septembre prochain, le troupeau sera délocalisé à 20 km sur la commune de Chevreuse (78).

Historique

Pour Frédéric PELTIER, être éleveur de bovins est une vocation. Très jeune, il aide sa grand-mère à s’occuper de ses 7 vaches, et ne passe pas à côté du troupeau de son voisin, sans leur accorder attention et soins.


A 17 ans, alors que d’autres se seraient achetés une mobylette avec leurs économies, Frédéric PELTIER, alors étudiant en bac agricole, s’offre sa première vache, de race normande. Celle-ci lui donne un veau qui lui en donne un autre et c’est le début de l’histoire de ce troupeau qui s’installe en 1983 à Vaugrigneuse.

Depuis cette première vache, tous les animaux élevés par Frédéric PELTIER sont nés sur l’exploitation. Seuls les 3 taureaux reproducteurs ont été achetés et sélectionnés en fonction de critères génétiques, afin de toujours améliorer la qualité de la viande proposée par l’éleveur.

Aujourd’hui, Frédéric partage sa passion avec Martine sa compagne, qui le soutient dans son projet de délocalisation, et sait lui redonner le moral par de petites attentions comme le jour où elle lui a offert une génisse pour la St Valentin !!


Production

Effectif : 225 animaux

Aujourd’hui, son troupeau compte 90 vaches, 3 taureaux et 132 animaux (taurillons et génisses) de moins de 2 ans, de race blonde d’aquitaine.

Alimentation : sur les 170 ha que Frédéric Peltier exploite, il y a 150 ha de prairies où les animaux pâturent. Sur les 20 ha restant, il cultive du maïs et du blé qu’il vend à la coopérative et qui sont transformés en farine, aliment qu’il donne à ses animaux.


Reproduction : dans un souci de respect du cycle biologique des vaches, la reproduction se fait par « monte naturelle ». Cependant, Frédéric et Martine ont constaté de nombreuses pertes sur les génisses (jeunes vaches qui n’ont pas encore eu de veau) au moment de leur première mise bas. Ils ont donc opté, pour la première fois cette année, pour l’insémination artificielle dont ils attendent les résultats pour cet hiver.

Signe distinctif : vaches multicolores. La teinte majoritaire est donnée par les taureaux reproducteurs, de race blonde d’aquitaine, mais la première vache du troupeau, normande, marque encore, après quelques générations, ses descendants. Il n’est pas rare de voir quelques blondes d’Aquitaine tachetées ! Moins visible pour un oeil non averti, mais avantage certain pour l’éleveur : les qualités laitières des mères de ce troupeau, héritage de l’aïeule !


Situation de l'exploitation : les blondes déménagent

Les 225 blondes d’Aquitaine du troupeau de Frédéric PELTIER inaugureront leurs quartiers d’hiver à la rentrée, après un été passé dans les prés. En effet, après 22 ans d’activité d’élevage sur la commune de Vaugrigneuse, Frédéric PELTIER se voit exproprié par un projet d’installation de zone commerçante. Les 7 500 m² qui lui appartiennent et sur lesquels se dressent les bâtiments d’élevage sont donc voués à laisser place à un parking...

Avec l’aide de la SAFER (Société d’Aménagement Foncier et d’Etablissement Rural), il a réussi à trouver un terrain de 22 ha sur la commune de Chevreuse, sur laquelle cependant, tout est à construire, aussi bien étables pour les animaux que maison pour les éleveurs...


Grâce à son nouveau terrain, Frédéric PELTIER pourra augmenter sa superficie en prairies, ce qui lui fait défaut actuellement. De plus, ce grand pré d’un seul tenant près de la maison, facilitera son travail de surveillance pour les vêlages (naissance des veaux) difficiles. Actuellement, Frédéric PELTIER est obligé de parcourir de longues distances pour aller de champs en champs et éventuellement, aider les vaches ayant des difficultés à vêler : en effet, les 200 ha qu’il exploite en céréales ou en prairies, sont réparties sur 110 parcelles...

Afin d’augmenter la superficie de pâtures pour ses animaux et leur assurer un approvisionnement en foin de qualité, Frédéric PELTIER a été obligé, au fur et à mesure de l’agrandissement de son exploitation, de récupérer des terres de petite superficie un peu partout, ceci expliquant le morcellement des terres qu’il cultive.


Installées depuis peu dans un fond de vallée autrefois laissée à l’abandon, les vaches de l’éleveur contribuent même aujourd’hui, à la réhabilitation d’une parcelle communale de la commune de St Rémy lès Chevreuse !

Après de nombreuses discussions avec les citadins de Chevreuse à propos de l’installation de l’élevage sur la commune, Frédéric et Martine ont su convaincre, rassurer et expliquer leur projet, désireux qu’ils étaient de ne pas s’imposer mais de réellement partager l’amour de leur métier avec leurs voisins.

D’ailleurs, leur maxime prouve leur état d’esprit : « un bon projet est surtout un projet partagé ». C’est donc avec un grand plaisir qu’ils accueilleront Chevrotins et Chevrotines, grands et petits, curieux du monde rural et des animaux sur leur exploitation.


Arrêt sur image

Au moment du reportage, nous avons pu assister aux premières heures d’un petit veau. La mère lèche son petit pour lui donner son odeur et l’identifier. Protectrice, elle tolère uniquement la présence de Frédéric dans l’enclos, toute autre personne est invitée par un geste de la tête et surtout de la corne à déguerpir...

Alors que son cordon ombilical est encore attaché, le petit veau marche déjà, cherchant la mamelle.

Si dans les quelques heures qui suivent sa naissance, il n’a pas encore tété, sa vie peut être en danger. C’est ainsi que pour lui apprendre le réflexe de succion mais également pour l’immuniser contre les bactéries, Frédéric pénètre dans l’enclos et lui fait avaler à l’aide d’une pipette du colostrum artificiel.

Le colostrum, premier lait qui sort de la mamelle après la naissance d’un veau a en effet des vertus immunitaires.



Informations

Frédéric et Martine se sont tournés vers la vente directe de viande bovine, préférant le contact privilégié avec leurs clients, et ne ratant jamais l’occasion qui leur est donnée de communiquer leur passion.


EARL Ferme d’élevage de Grand Maison - Frédéric Peltier et Martine Blin
Rue Grand Maison
Trotigny – 78460 Chevreuse
Tél : 06.86.89.66.08
Email : closdesdrouins@free.fr

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2 commentaires - Laisser un commentaire

guy11 janvier 2014, à 16:21

vous ne dites pas comment vous vender et a quel prix,c est dommage,on ne peut pas se donner une idee par rapport au commerce.

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durand jean-michel06 mars 2012, à 20:49

felicitations,trs bonne prsentation, de la part d'un eleveur-selectionneur de blondes de l'AIN ...270 tetes dont 80 mres, inscrites depuis 25 ans . les males sont engraisss ou vendus en repro;nous engraissons egalement 85 genisses pour alimenter notre boucherie a la ferme crer en 1988. Salutations!

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