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Communiqu de presse de la Snatrice Sophie Primas sur la crise agricole en Ile-de-France

Publié le vendredi 02 septembre 2016

Avec Grard LARCHER, Prsident du Snat, Snateur des Yvelines, nous avons reu ce 1er septembre au Snat M. Christophe HILLAIRET et M. Denis RABIER, Prsident et Vice-Prsident de la Chambre interdpartementale de lIle-de-France.

Nous avons dress un bilan des difficults dans lOuest francilien lies aux moissons catastrophiques de lt 2016 faisant suite une anne 2015 dj contrainte. Malgr limportante mobilisation des Dpartements et de la Rgion, de nombreux sujets restent traiter la fois dans lurgence et dans la perspective dune nouvelle politique agricole.

A court terme et alors que le monde agricole a largement contribu leffort de redressement des comptes publics notamment travers un prlvement exceptionnel de 55 millions d'euros sur le budget des Chambres dagriculture (PLF 2015), lEtat doit dsormais lui prouver son soutien. La question centrale est naturellement celle de laide apporter aux exploitants agricoles pour traverser cette priode marque par un fort dficit de leurs trsoreries. En ce sens, il convient dtudier toutes les possibilits de rduction de leurs charges - exonration de la TFNB, drogations des contraintes environnementales- . Par ailleurs, il est indispensable de consolider le principe de l anne blanche en termes de remboursement de prts bancaires, particulirement pour les jeunes agriculteurs et sur lensemble des prts bonifis.

Paralllement et de manire plus structurelle, cette crise indite doit tre loccasion dengager une rforme de notre modle agricole autour de deux thmatiques :

- La fiscalit doit tre repense, notamment travers linstauration dans le calcul de limpt dun principe de lissage sur plusieurs annes. Une telle mesure serait adapte la fluctuation des revenus agricoles, dpendant des alas climatiques. En outre, une rflexion doit tre engage sur le systme assuranciel, particulirement fragilis.

- Notre politique normative doit tre remise en question. Face lempilement et la complexification des normes agricoles, nous devons stopper la sur-transposition, effectuer une vritable pause et engager un invitable travail de mise en cohrence en lien avec les acteurs du monde agricole.

Sophie PRIMAS
Snateur des Yvelines

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